
Table des matières
- Caractéristiques principales
- Performance
- Qualité de construction et facilité d'utilisation
- Points forts et points faibles
- Opinions des utilisateurs et sentiment de la communauté
- Comparaisons
- Verdict final
Le X9 de Luxsin est un concentrateur de bureau polyvalent qui réunit DAC, amplificateur pour casque et préamplificateur dans un seul châssis compact. Lancé à la fin de l’année 2024 et proposé autour de 1 099 $US (hors taxes régionales), le X9 est le tout premier produit de Luxsin, une filiale du groupe Zidoo. La marque se positionne comme la déclinaison haut de gamme d’Eversolo, en combinant l’expertise logicielle de sa maison mère à des innovations matérielles pensées pour le marché des casques. Le résultat ? Un appareil de bureau qui associe une conversion numérique AKM de pointe à un DSP en temps réel, une détection automatique du gain des casques et une section préamplificatrice étonnamment performante.
Le design industriel du X9 ne cache pas son ambition. Un panneau frontal incliné à 15 ° accueille un écran tactile couleur de 4 pouces ; derrière lui, on trouve un chemin analogique entièrement symétrique allant du DAC à la sortie casque, ainsi qu’un contrôle de volume à échelle de relais R-2-R motorisé, utilisant 20 micro-relais Omron et 88 résistances de précision. La fiche technique a des allures de liste de vœux : double puce DAC AK4499EX avec modulateurs AK4191, prise en charge du PCM 32 bits/768 kHz et du DSD512, distribution d’alimentation en étoile avec < 40 nV, sorties casque délivrant jusqu’à 6,4 W sous 16 Ω, base de données d’égalisation pour casques avec 2 500 profils, fonctions de crossfeed et d’élargissement de la scène sonore, sorties pour caisson de basses avec pentes de coupure réglables, contrôle via Wi-Fi, Bluetooth 5.0 et intégration HDMI‑ARC.
Contrairement aux produits audio typiquement centrés sur les performances techniques, l’histoire du Luxsin X9 ne se résume pas aux chiffres : elle parle aussi de polyvalence et d’ergonomie. Ses profils d’égalisation calés sur la courbe cible Harman et sa détection automatique d’impédance le rendent accessible aux utilisateurs débutants, tandis que l’échelle R2R, la gestion du subwoofer et les sorties symétriques séduisent les utilisateurs avancés. Les sections suivantes détaillent l’ensemble des fonctionnalités du X9, ses performances, ainsi que l’accueil qu’il a reçu dans la communauté, en s’appuyant sur les critiques professionnelles et les retours d’utilisateurs à travers le monde de l’audio.
Caractéristiques principales
Le X9 se distingue par une combinaison rare de technologie DAC de pointe, d’amplification puissante et de DSP intelligent. En voici les points forts :
Architecture DAC et DSP AKM de pointe
Au cœur du X9 se trouvent deux puces DAC AK4499EX associées à un modulateur AK4191. Cette configuration double DAC permet de décoder le PCM jusqu’à 768 kHz/32 bits ainsi que le DSD512 en natif. Les DAC alimentent un amplificateur différentiel symétrique, basé sur des amplis-op OPA1612 et un étage de puissance TPA6120A2 signé TI, capable de délivrer jusqu’à 4 000 mW sous 32 Ω. Luxsin utilise également des oscillateurs femtoseconde Accusilicon pour minimiser le jitter, ainsi qu’une interface USB XMOS XU-316 compatible avec l’audio USB asynchrone.
La section numérique est supervisée par un DSP AKM AK7739. Ce dernier pilote de nombreuses fonctionnalités : une base de données HP-EQ de 2 500 profils construite à partir de mesures de casques réels ; une détection d’impédance en temps réel qui mesure la charge connectée aux prises 6,3 mm et 4,4 mm et ajuste automatiquement le gain optimal ; un crossfeed et un curseur d’élargissement de la scène sonore ; un égaliseur paramétrique à 10 bandes et des préréglages de « style sonore » ; ainsi qu’une gestion optionnelle des basses via deux sorties pour caisson de graves.
Échelle de volume à relais R‑2‑R
Au lieu d’un potentiomètre conventionnel, Luxsin utilise une échelle de relais R‑2‑R équilibrée pour le contrôle du volume. Cette échelle offre 1 024 paliers discrets avec une précision de 0,1 dB et une correspondance entre canaux de ±0,05 dB. Les testeurs ont salué la sensation tactile et l’absence de déséquilibre entre les canaux, même à faible volume. Tourner la molette déclenche un cliquetis satisfaisant à chaque activation des relais, et le X9 maintient une précision de 0,1 dB dans l’équilibre entre les canaux gauche et droit.
Alimentation en étoile et architecture symétrique
Pour réduire le bruit et améliorer la plage dynamique, le X9 adopte une distribution d’alimentation en étoile, avec des rails séparés pour les sections numériques et analogiques. Headfonics rapporte que cette conception permet d’atteindre une ondulation ultra-faible de 40 nV, renforçant le contrôle du bruit et élargissant la dynamique. Le résultat : un THD+N d’environ –120 dB et une plage dynamique/SNR supérieure à 128 dB. L’ensemble du trajet du signal, de l’entrée à la sortie casque, est entièrement différentiel, et l’architecture symétrique est préservée sur toutes les sorties, y compris les pré-sorties XLR et les sorties pour caisson de basses.
Connectivité polyvalente et contrôle DSP
La connectique du panneau arrière comprend des entrées USB‑B et USB‑C, SPDIF coaxial et optique, HDMI ARC, une entrée analogique RCA, le Bluetooth 5.0, ainsi que deux sorties RCA pour caisson de basses. Les pré‑sorties XLR symétriques et RCA asymétriques permettent au X9 de faire office de préamplificateur, tandis que les deux sorties subwoofer offrent des filtres passe‑bas réglables (de 40 à 300 Hz) avec des pentes allant jusqu’à 48 dB/octave. En façade, l’appareil propose des sorties casque 6,35 mm asymétrique, 4,4 mm symétrique et XLR 4 broches.
Les options de contrôle vont bien au‑delà du panneau avant. L’écran du X9 permet d’effectuer des gestes de balayage pour changer d’entrée, ajuster l’égalisation, activer le crossfeed ou choisir parmi neuf styles de vumètres. Pour le contrôle à distance, on trouve une télécommande infrarouge, une application mobile (disponible sur iOS et Android), ainsi qu’un panneau de commande Web accessible via Wi‑Fi. Les mises à jour du micrologiciel sont transmises en OTA (« over‑the‑air ») et se sont révélées fréquentes, illustrant la réactivité de la marque aux retours des utilisateurs.
Profils HP‑EQ et égaliseur paramétrique
L’une des fonctionnalités phares du X9 est sa base de données HP‑EQ, qui regroupe des mesures de réponse en fréquence pour plus de 2 500 casques. Les utilisateurs peuvent sélectionner leur modèle sur l’écran tactile ou via l’application, et le X9 applique une égalisation matérielle s’inspirant de la courbe cible Harman. Plusieurs profils peuvent être proposés pour certains modèles (par exemple, le Sennheiser HD 650) afin de s’adapter à différentes préférences. Le système HP‑EQ peut être entièrement désactivé, et l’appareil propose également un égaliseur paramétrique à 10 bandes ainsi que plusieurs « styles sonores » prédéfinis pour un réglage plus personnalisé.
Gestion des caissons de basses et des graves
Luxsin a conçu le X9 pour qu’il s’intègre parfaitement dans des systèmes d’enceintes 2.1 ou 2.2. Les deux sorties pour caisson de basses permettent d’appliquer des filtres passe‑bas indépendants allant de 40 à 300 Hz, avec des pentes pouvant atteindre 48 dB par octave. Les utilisateurs peuvent également appliquer un filtre passe‑haut à leurs enceintes principales afin d’équilibrer la transition, faisant du X9 l’un des rares DAC‑amplis de bureau à offrir une véritable gestion des graves à ce niveau de prix. Les commentateurs sur Audiogon notent que la gestion des basses du X9, combinée à son contrôle de volume analogique, en fait une option de préamplificateur unique sous la barre des 2 000 $US.

Performance
Qualité sonore et performances du DAC
Les performances brutes du DAC du X9 sont transparentes et neutres. En mode bypass (DSP désactivé), les critiques décrivent le son comme propre, transparent et légèrement posé, avec un arrière-plan « noir absolu » et des basses tendues et bien maîtrisées. Les aigus sont jugés doux et non fatigants ; ils offrent une extension nette sans pour autant paraître cliniques. Le testeur de Prime Audio indique que le mode bypass est « honnête et non coloré » : fidèle à la source, mais plus doux et moins dynamique que certains DAC concurrents. Cette neutralité constitue une base idéale pour que l’égaliseur réglable par l’utilisateur et les fonctions DSP puissent façonner le rendu sonore.
Lorsque les fonctions HP‑EQ et DSP sont activées, le caractère du X9 peut changer de manière significative. Le DSP intégré rend l’écoute plus vivante, renforçant la dynamique et donnant plus d’autorité aux voix, tout en atténuant les pics de résonance. L’égaliseur paramétrique et la fonction de crossfeed permettent de lisser les irrégularités de la réponse en fréquence, améliorant la linéarité et procurant une restitution plus naturelle. Ces fonctions peuvent être activées ou désactivées instantanément, et la possibilité de mémoriser plusieurs profils favorise l’expérimentation.
Les casques à haute impédance (par exemple le Sennheiser HD 800 S) tirent pleinement parti de la section d’amplification puissante du X9. Ce dernier fait preuve d’un excellent contrôle, d’une puissance ferme et d’une grande agilité dans les basses, même avec des casques planaires magnétiques, conservant rapidité et précision jusque dans les œuvres orchestrales exigeantes. Avec une puissance de sortie mesurée allant jusqu’à 6,4 W sous 16 Ω, le X9 peut alimenter même les casques réputés les plus difficiles, comme le HiFiMAN Susvara. Le testeur de JJazzifi a confirmé qu’il offrait suffisamment de puissance pour le Susvara, tout en proposant un rendu musical et plaisant après application de l’égaliseur casque.
Équilibre des timbres et des fréquences
Dans de nombreuses critiques, l’équilibre tonal par défaut du X9 est décrit comme neutre avec une légère chaleur. La scène sonore est vaste et bien structurée, avec une bonne séparation des instruments et des voix positionnées légèrement en retrait, ce qui crée une impression d’espace et de détente. Les médiums sont jugés propres, naturels et texturés. Les performances dans les basses sont saluées pour leur texture et leur précision : les notes graves sont tendues, bien définies et s’étendent en profondeur sans empiéter sur les médiums. Les aigus sont doux et raffinés, apportant de l’éclat sans agressivité.
L’analyse du timbre va dans le même sens : en mode bypass, le X9 affiche des aigus neutres, légèrement atténués, accompagnés d’impacts graves fermes et maîtrisés. Lorsque le DSP est activé, l’appareil gagne en vivacité et enrichit les médiums, ce qui améliore la séparation et la dynamique. Certains testeurs notent qu’avec des casques à tonalité froide et un gain élevé, une légère brillance numérique peut se manifester, mais ces cas restent isolés et sont souvent corrigés par des ajustements de l’égaliseur.
Mise en scène et dynamique
L’un des atouts majeurs du X9 est sa capacité à projeter une scène sonore large et immersive. Des critiques ont comparé l’expérience à l’acoustique d’une salle d’opéra, où l’auditeur est idéalement positionné à distance de la scène : les instruments sont bien séparés, et le crossfeed peut élargir la scène perçue sans paraître artificiel. Le curseur de réglage de la scène sonore permet d’adapter la largeur et la profondeur selon les préférences personnelles. Avec des casques planaires, les basses semblent plus profondes et plus texturées ; les casques dynamiques offrent quant à eux une reproduction plus audacieuse des instruments graves. Les utilisateurs louent également la spatialisation ample du X9 et notent la grande précision de l’image stéréo, renforcée par le crossfeed numérique, qui rapproche la restitution de celle d’un système d’enceintes.
La dynamique en mode bypass est jugée plutôt sage. Plusieurs testeurs ont remarqué qu’en l’absence de DSP, le X9 pouvait sembler légèrement doux et moins engageant que certains amplis de référence. L’activation de l’égaliseur ou du crossfeed accentue la dynamique perçue, et la puissance de l’amplificateur assure une marge dynamique confortable en toute circonstance.
Capacité de préamplification et intégration du caisson de basses
Au‑delà de ses fonctions pour casque, le X9 fait office de préamplificateur complet. Ses sorties XLR symétriques et RCA asymétriques permettent d’alimenter des amplificateurs de puissance ou des enceintes actives. Les deux sorties pour caisson de basses, dotées de filtres de coupure réglables, prennent en charge les systèmes 2.1 et 2.2. Un utilisateur d’Audiogon a salué le X9 pour sa gestion des basses, rarement présente à ce niveau de prix, notant qu’il avait remplacé une chaîne d’appareils plus complexe tout en améliorant l’intégration du caisson.
Les données de mesure publiées par Audio Science Review (ASR) indiquent que le X9 atteint un SINAD d’environ 113 dB sur les sorties ligne symétriques, avec une plage dynamique de 128 dB. Le THD+N reste proche de –120 dB, et le contrôle de volume analogique ne présente qu’un déséquilibre minimal entre les canaux. Le même évaluateur a salué l’intégration du Wi‑Fi et de l’interface Web pour le contrôle de l’égaliseur et des mises à jour du micrologiciel, tout en notant quelques bogues logiciels au lancement, qui ont été corrigés par la suite.
Qualité de construction et facilité d'utilisation
Conception et châssis
Le Luxsin X9 trouve un équilibre entre minimalisme moderne et touches rétro. Headfonics décrit une façade élégante et inclinée, avec des coins à facettes et un écran tactile laminé de 4 pouces, offrant une navigation par gestes fluide. L’angle du design permet une lecture confortable de l’écran, que l’on soit assis ou debout, et le châssis en aluminium, massif (≈ 3,7 kg), est exempt de résonances. Prime Audio souligne que la coque en aluminium anodisé donne une impression de solidité, avec des panneaux latéraux nervurés pour la dissipation thermique, et une face avant inclinée à 15 ° qui améliore l’ergonomie. Les deux testeurs s’accordent à dire que le X9 est plus impressionnant en vrai que sur les rendus promotionnels.
Écran tactile, interface utilisateur et application
L’écran IPS de 4 pouces affiche une résolution de 960 × 400, avec plusieurs niveaux de luminosité et un mode obscurcissement. Les utilisateurs peuvent effectuer un balayage horizontal pour accéder au menu FX (réglages de crossfeed et de scène sonore) et un balayage vertical pour changer d’entrée ou de filtre numérique. L’écran d’accueil peut afficher l’un des neuf styles de vumètre (aiguilles analogiques, barres, spectrogrammes numériques, etc.), et l’interface est suffisamment intuitive pour que les testeurs aient rarement besoin du manuel. Selon JJazzifi, l’écran est net et lisible, et l’agencement du panneau arrière facilite le câblage.
Le contrôle à distance est assuré par une télécommande infrarouge, et l’application Luxsin reflète fidèlement l’interface de l’appareil. Pour un pilotage avancé, une interface Web accessible via le réseau local permet d’ajuster l’égaliseur paramétrique, de sélectionner des profils casque et de mettre à jour le micrologiciel. Ce système de contrôle à trois niveaux a été largement salué pour sa flexibilité et sa simplicité d’utilisation.
Entrées, sorties et accessoires
Physiquement, le X9 propose une connectivité complète. En plus des entrées numériques (USB‑B, USB‑C, coaxiale, optique, HDMI ARC et Bluetooth), il dispose d’une entrée analogique RCA avec un gain de +10 dB pour les sources externes. Les sorties incluent des pré‑sorties XLR symétriques et RCA asymétriques, deux sorties pour caisson de basses avec contrôle de crossover, ainsi que trois prises casque en façade. Les utilisateurs soulignent également la praticité des ports de déclenchement 12 V, qui permettent d’allumer d’autres composants simultanément.
Le X9 est livré avec un câble OTG USB‑B et USB‑C, un cordon d’alimentation, une télécommande Bluetooth et un manuel d’utilisation concis. Il n’intègre pas de port Ethernet : le Wi‑Fi reste constamment activé, ce que certains testeurs considèrent comme un oubli.
Facilité d'utilisation et mises à jour du micrologiciel
Les retours d’utilisateurs mettent en avant la simplicité de configuration du X9. Le processus de détection d’impédance est intuitif : il suffit de brancher un casque, d’attendre quelques secondes pendant que l’animation de mesure s’affiche, et l’appareil sélectionne automatiquement le gain optimal. L’interface HP‑EQ permet de rechercher un modèle de casque ou de classer ses favoris pour un accès rapide. Un glissement vers la droite ouvre le menu des réglages, tandis qu’un glissement vers la gauche donne accès au menu FX pour ajuster le crossfeed et la scène sonore.
Luxsin fait preuve de réactivité en matière de micrologiciel. La marque publie régulièrement des mises à jour OTA, qui ajoutent de nouvelles fonctionnalités (comme des profils HP‑EQ supplémentaires, de nouveaux styles de vumètre, ou encore des algorithmes de crossfeed améliorés) tout en corrigeant les bogues. Ces mises à jour peuvent être hebdomadaires, ce qui témoigne de l’agilité de la marque. Les utilisateurs doivent être à l’aise avec des évolutions logicielles fréquentes, mais cela reflète aussi l’engagement de Luxsin à prendre en compte les retours de sa communauté.
Points forts et points faibles
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| Fonctionnalité tout-en-un polyvalente – combine un DAC, un amplificateur casque et un préamplificateur, avec deux sorties pour caisson de basses, du crossfeed et un égaliseur. | Son un peu plat en mode bypass – certains estiment que le rendu manque d’énergie et d’engagement. |
| DAC phare et puissance de sortie élevée – double AK4499EX, modulateur AK4191, 4 000 mW sous 32 Ω, avec prise en charge du DSD512 et du PCM 768 kHz. | Dépendance au logiciel – les fonctionnalités et les performances reposent sur le micrologiciel ; les bogues initiaux et les mises à jour fréquentes peuvent en découler. |
| Échelle de volume à relais R‑2‑R avec correspondance précise entre les canaux. | Pas de port Ethernet et Wi‑Fi toujours actif. |
| Base de données HP‑EQ et DSP flexible – plus de 2 500 profils casque, égaliseur paramétrique, crossfeed, contrôle de la scène sonore. | Clics de relais – l’échelle R‑2‑R émet des clics audibles lors des changements de volume, ce que certains peuvent trouver gênant. |
| Écran tactile et application intuitifs – gestes simples, neuf styles de vumètre, contrôle via Wi‑Fi, interface Web. | Prise en charge Bluetooth limitée – prise en charge officielle uniquement de SBC et AAC ; LDAC et aptX sont présents mais non certifiés. |
| Excellente qualité de fabrication et esthétique – châssis en aluminium usiné CNC, écran incliné, poids robuste. | Pas de détection d’impédance casque sur la sortie XLR‑4. |
| Amplification puissante et fond sonore silencieux – alimente des casques et IEM exigeants sans souffle ni bruit parasite. | |
| Gestion des basses et sorties pour caisson de basses – une fonctionnalité rare pour un DAC‑ampli de bureau. |
Opinions des utilisateurs et sentiment de la communauté
Au‑delà des critiques professionnelles, le Luxsin X9 a suscité des discussions animées sur les forums et les réseaux sociaux. Voici quelques thèmes qui reviennent fréquemment :
- Visuellement impressionnant et agréable à utiliser – Des utilisateurs de Reddit décrivent le X9 comme « magnifique » et saluent ses vumètres colorés ainsi que son écran tactile réactif. Un membre de Head‑Fi l’a comparé à ses anciennes configurations et a conclu que le X9 offre un rendu plus épuré et une expérience plus cohérente. Le contrôle de volume à relais mécanique divise : certains apprécient le clic tactile, tandis que d’autres le trouvent distrayant.
- Scène sonore impressionnante et grande souplesse de réglage – De nombreux utilisateurs apprécient la possibilité d’ajuster la largeur de la scène sonore et de modeler la réponse en fréquence via l’égaliseur HP‑EQ. Un utilisateur sur Reddit a trouvé que le curseur de scène sonore du X9 offrait une présentation plus large et plus aérée que celle de son DAC R2R K11, mais a estimé que le rendu sonore de base ne justifiait pas à lui seul l’écart de prix. Un autre commentateur sur r/headphones a qualifié le X9 de « fin de partie », et a rapporté qu’il alimentait son HiFiMAN Ananda Nano avec des basses puissantes, des aigus détaillés et des médiums soyeux, rendant le crossfeed particulièrement agréable en jeu.
- Utilité du préamplificateur et intégration des caissons de basses – Les utilisateurs du forum Audiogon soulignent que le X9 est l’un des rares préamplis à combiner un contrôle de volume analogique à relais et deux sorties pour caisson de basses, permettant une véritable gestion des graves. Ceux qui ont intégré le X9 dans un système de cinéma maison ont apprécié le filtre de coupure réglable ainsi que la possibilité de gérer plusieurs subwoofers.
- Logiciels et micrologiciel – La communauté reconnaît la fréquence des mises à jour logicielles proposées par Luxsin. Certains utilisateurs de la première heure ont rencontré des bogues (blocages occasionnels de l’interface, profils casque manquants), mais rapportent que l’entreprise a corrigé ces problèmes rapidement. D’autres apprécient l’ajout régulier de nouvelles fonctionnalités, telles que des courbes d’égalisation supplémentaires ou de nouveaux styles de vumètre.
- Proposition de valeur – La question de savoir si le prix du X9 se justifie uniquement par sa qualité sonore fait débat. Plusieurs utilisateurs reconnaissent que, si les performances du DAC et de l’amplificateur sont compétitives, une grande partie de la valeur réside dans la combinaison unique du DSP, de l’égalisation, de la gestion des caissons de basses et de l’interface utilisateur. Ceux qui ont besoin de ces fonctionnalités considèrent le X9 comme un excellent rapport qualité‑prix ; en revanche, les audiophiles recherchant uniquement des performances DAC/ampli pures pourraient se tourner vers des alternatives plus simples.
Comparaisons
vs. FiiO K17
Le K17 de FiiO est un DAC‑ampli portable populaire, proposé autour de 600 $US. Il utilise une seule puce DAC AK4499EQ et délivre environ 1,5 W sous 32 Ω, ce qui reste nettement inférieur à la sortie symétrique de 6,4 W du X9. Le K17 propose un égaliseur paramétrique et des sorties symétriques, mais il ne dispose pas de la base de données HP‑EQ du X9, ni de doubles sorties pour caisson de basses, d’une échelle de volume à relais ou d’un écran tactile de 4 pouces. Les testeurs notent que le K17 offre un rendu plus dynamique dès la sortie de boîte, mais avec moins d’options de personnalisation. Si vous privilégiez la portabilité et une égalisation simple, le K17 peut suffire ; si vous recherchez un concentrateur de bureau avec un DSP avancé, le X9 offre bien plus de flexibilité.
vs. RME ADI-2 DAC / Pro
Le RME ADI‑2 est reconnu pour sa transparence, son DSP sophistiqué et sa télécommande. Il utilise une puce DAC AK4493 et délivre 1,5 W sous 32 Ω. Comme le X9, il propose un égaliseur paramétrique, une fonction de crossfeed et un moteur DSP interne. En revanche, l’ADI‑2 ne détecte pas l’impédance des casques, ne dispose pas de sorties pour caisson de basses et utilise un écran monochrome de plus petite taille. La base de données HP‑EQ du X9, ainsi que son contrôle de volume à relais R‑2‑R, constituent des éléments différenciateurs. L’ADI‑2 reste une référence pour ceux qui recherchent des performances de niveau studio, sans compromis, tandis que le X9 séduira les utilisateurs en quête d’une interface plus luxueuse et de fonctionnalités intégrées de préamplification et de gestion des graves.
vs. CH-AMP Signature / CHORD Anni
Dans sa critique publiée sur Headfonia, l’auteur a comparé le X9 à l’amplificateur CH‑AMP Signature (associé à un CH‑DAC) et a constaté que, si le CH‑AMP offrait une meilleure superposition des plans sonores et une écoute plus engageante, le X9 proposait bien plus de fonctionnalités à un tarif inférieur. Le CH‑AMP ne dispose ni de DSP, ni de HP‑EQ, ni de sorties pour caisson de basses ; il excelle uniquement en tant qu’amplificateur pur. Pour les auditeurs qui recherchent avant tout une immersion musicale brute et possèdent déjà un DAC haut de gamme, le CH‑AMP peut être un meilleur choix. En revanche, pour ceux qui souhaitent un tout‑en‑un avec un son ajustable, le X9 s’impose comme une option très convaincante.
vs. Eversolo Streamers (DMP-A6 / A8)
Luxsin et Eversolo partageant la même société mère, de nombreux acheteurs potentiels envisagent les streamers DMP‑A6 ou A8 d’Eversolo. Ces appareils offrent le streaming réseau, un double DAC et des sorties symétriques, mais ne disposent ni de sorties casque, ni de gestion des caissons de basses. Les utilisateurs qui diffusent principalement vers un système d’enceintes peuvent opter pour Eversolo, tandis que ceux qui recherchent une solution tout-en-un (DAC‑ampli‑préampli) privilégieront le X9. Certains associent également un streamer Eversolo au X9 pour former un frontal numérique complet.
Verdict final
Le X9 de Luxsin entre sur un marché déjà saturé de combos DAC‑ampli‑préampli de bureau, et parvient pourtant à se démarquer par une combinaison d’excellence technique, d’innovations fonctionnelles et de simplicité d’utilisation. Ses deux DAC AK4499EX, sa distribution d’alimentation en étoile et son architecture symétrique produisent des mesures dignes des meilleures références. L’échelle de volume à relais R‑2‑R et le circuit de détection d’impédance offrent quant à eux un contrôle d’inspiration analogique, à la fois précis et intuitif. L’écran tactile de 4 pouces, l’application mobile et l’interface Web rendent la navigation dans ses fonctions DSP particulièrement accessible, tandis que la base de données HP‑EQ encourage l’expérimentation sans exiger de compétences techniques avancées.
En mode bypass, le X9 se montre transparent et légèrement en retrait, servant de traducteur fidèle aux enregistrements. Une fois le DSP activé, il devient un véritable caméléon, capable de transformer sa scène sonore, son équilibre tonal et sa dynamique selon l’humeur de l’auditeur ou le casque utilisé. Grâce à ses capacités d’intégration de caissons de basses, de gestion des filtres de coupure et de fonctionnement en tant que préamplificateur haut de gamme, il peut remplacer plusieurs appareils dans un système de bureau ou une petite installation audio domestique.
Le X9 n’est pas exempt de défauts. L’absence de port Ethernet et un Wi‑Fi constamment actif peuvent agacer les puristes du réseau. Les clics mécaniques des relais lors des changements de volume sont audibles, et le rendu sonore peut sembler un peu bridé en mode bypass pur. Quelques bugs logiciels peuvent encore apparaître, bien que les mises à jour fréquentes du micrologiciel proposées par Luxsin aient corrigé la plupart, voire la totalité, des problèmes rencontrés au lancement.
Le Luxsin X9 est un choix convaincant pour les auditeurs en quête d’un concentrateur de bureau polyvalent, personnalisable, doté d’une puissance élevée et de fonctions DSP et préamplificatrices étendues. Il allie des performances dignes de l’audiophilie à une utilisation conviviale, ce qui le rend aussi adapté aux passionnés de casques qu’à ceux qui souhaitent bâtir un système d’enceintes compact. Si vous privilégiez l’émotion sonore brute à la flexibilité, d’autres amplificateurs pourront sembler plus engageants. Mais si vous recherchez un appareil unique capable de s’adapter à n’importe quel casque, d’intégrer un caisson de basses et de vous offrir un contrôle total sur la restitution sonore, le X9 honore pleinement la promesse de Luxsin : être résolument surqualifié.


















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